Bonjour à tous et à toutes. Ce site est destiné à aider les personnes à aller vers leur libération spirituelle, vers leur liberté, leur bonheur et leur être véritable. Pour cela, je vais vous raconter mon histoire, à travers mon autobiographie intitulée "Le Cri du Coeur - Mon père est un pervers narcissique", qui va être pré-publiée au fur et à mesure de son élaboration, sur ce site. Vous trouverez les chapitres 1 et 2 sur la page d'accueil, les autres sur d'autres pages, que vous trouverez dans le menu déroulant, sous "Accueil - Le Cri du Coeur Chapitres 1 et 2" ...

Puis je vais vous livrer beaucoup de mes connaissances, de mes réflexions, élaborées au cours d'années de lectures et de pratiques spirituelles, afin de vous aider à progresser le plus possible vers l'Eveil spirituel et la béatitude profonde qui l'accompagne. A très vite .

22 /10/2016 : Chers amis lecteurs, je vais suspendre pendant un temps l'écriture sur l'enfance (j'en suis au chapitre 4 qui n'est pas encore achevé) ... Pour aller re-visiter mon adolescence (à partir d'un chapitre que je vais appeler chapitre X) ... J'en ai besoin afin d'essayer d'exorciser tous les mauvais souvenirs qui m'en restent, et j'espère à travers cette écriture, pouvoir avoir des déclics libérateurs dans ma vie d'adulte ... Je vais donc passer un peu de temps pour avancer sur cette partie avant de reprendre le récit de mes années d'enfance... Désolée du coup il va manquer des explications pour bien comprendre l'adolescence, je vous conseille plutôt d'attendre que je reprenne l'enfance afin de ne pas perdre le fil ... Ou pas, à vous de voir... Au plaisir !

 

06/12/2016 : De retour d'un beau, d'un magnifique voyage au Pérou, dans la base Arcoiris (Rainbow Family) à Iquitos, en plein dans la forêt amazonienne ... C'était magique, vivre dans la jungle, sans électricité ni eau courante, à côté du fleuve, entourée de belles et intéressantes personnes en pleine quête spirituelle, dans un environnement si fort, c'était bon et intense ... Intensément fort au niveau humain, de belles rencontres, des bons moments, des bons conseils, de l'amitié, de l'amour, beaucoup de partage et de communication... Intensément fort au niveau mystique, avec une reconnexion très forte avec la Pacha Mama, la Terre-Mère, qui me manquait tellement, et dont je sens encore l'énergie et la force en moi même après être revenue en France, énergie qui, je le sens, va beaucoup m'aider à me libérer de mon passé, de ma famille, de mes souvenirs, de ce dont je dois me libérer. Merveilleux ... Merci pour ce fantastique voyage qui sera suivi très bientôt d'un autre j'espère ...

 

02/01/2017 : Bonjour ! Je m'excuse, mais mon vieil ordi est en train de me lâcer, et certaines touces ne fonctionnent plus ... Mais je continue à raconter mon istoire quand même ... il me manque la première lettre   de istoire et  de renouille ...

Le Cri du Coeur - Mon père est un pervers narcissique, par Laurence Bernardi

 

" ... Et la vérité vous libèrera. " Jn 8-32

 

Chapitre 1 - 1 ère partie

 

 

GENESE

 

 

 

Lune à 08°01 du signe du Scorpion : 8° à 9° Scorpion : «  Un nid d'oiseaux sans plumes, à terre.» Degré Orphelin. Jeunesse difficile, deuil familial, difficultés premières.

 

Neptune à 21°04 du signe du Sagittaire : "21° à 22° Lion : " Un nid de petits oiseaux au-dessus duquel plane un épervier.» Degré d'Injustice.- Risque d'être orphelin. Possibilité d'être dépouillé par l'avidité.

 

 

 

 

 

Chapitre I

 

 

 

Les parents sont la base de la personnalité

 

 

 

 

 

Lorsque je sortis le bout de mon nez de l’utérus de ma mère, le 7 Novembre 1980 à Toulon, mes parents étaient âgés respectivement de 25 ans pour ma mère, et de 32 ans pour mon père. L’histoire et la personnalité d’un enfant étant étroitement liées à celles de ses parents, tout en ayant en lui quelque chose de différent qui le rend unique et particulier, il me paraît intéressant de commencer mon histoire en la liant à celle de mes ascendants.

 

 

 

 

 

 

 

Mon père , Christian Bernardi, était issu, du côté de sa mère, d’une famille d’immigrants italiens, les Vescchi. Il nous racontait lui-même souvent en rigolant (car mon père trouvait ce genre de pratiques éducatives normales et légitimes...) que lorsque ma grand-mère était enfant, on la punissait à coups de chaussure et que si l’un des enfants ne mangeait pas ce qui lui était présenté, on lui resservait la même assiette à tous les repas, jusqu’à ce qu’il finisse par l’accepter. C’est dans cette atmosphère saturée d’amour et de compréhension que grandit ma grand-mère, qui mourut bien des années plus tard d’un cancer généralisé après une vie sans joie, lorsque j’eus onze ans.

 

 

 

Mon grand-père paternel, d’origine corse, n’échappa pas à la règle malheureuse qui fait que la plupart des enfants souffrent d’une profonde maltraitance : sa mère dû l’abandonner très tôt à l’assistance publique, où il était élevé à coups de poing. Bien sûr, il reproduisit, et mon père ne lui pardonna jamais les coups et les humiliations qu’il avait dû subir dans sa prime jeunesse. Il paraît que la famille de mon arrière-grand-mère (la mère de mon grand-père français) était riche ; mon père nous racontait souvent , en s’en enorgueillissant, qu’une de nos ancêtres avait un jour ouvert le bal avec Napoléon III… Toujours est-il que cette fortune disparût, apparemment malencontreusement placée dans les chemins de fer russes, avant la révolution de 1917. Avant cela, les parents de la mère de mon grand-père avaient eu le temps de chasser celle-ci, lorsqu’elle vînt leur demander de l’aide après que son mari (qu’ils n’aimaient pas) soit parti avec une autre femme et tous les meubles en la laissant seule avec trois enfants. Les parents de cette femme, qui n'avaient pas accepté qu'elle se marie avec un homme dont ils ne voulaient pas, lui balancèrent (selon les dires de mon père) : "Tu l'as voulu? Et bien tu l'as eu !" Et ils lui fermèrent la porte, la laissant dans sa misère ... Mon père souriait toujours en nous racontant cette histoire, prenant un plaisir sadique évident à nous raconter les malheurs de cette pauvre femme, son aïeule. Il pensait de toute façon que la vie était dure, et que c'était comme cela, qu'on ne pouvait pas vivre une vie heureuse et libre, en accord avec son coeur et son être, ça non, impossible ; qu'il fallait à tout prix respecter les règles, la morale (la sienne surtout), "chacun à sa place", que donc cette fameuse place était rigoureusement définie, dès la naissance et pour toujours, et que celle des enfants était d'obéir aveuglément aux parents, un point c'est tout, quand bien même cela allait à l'encontre de ses propres sentiments. Pas le droit à l'erreur, à la faute, à la transgression de ces règles, sinon punition, aurait pu être un de ses adages. Cette dureté, cette intolérance, j'ai toujours vu mon père l'appliquer dans son jugement des autres, mais bizarremment, lorsqu'il s'agissait de lui et de ses propres transgressions à la "morale", comme par exemple le fait de nous enlever à notre mère ou de nous frapper, alors là il était toujours dans son bon droit , il avait toujours raison, il faisait toujours bien... Dureté et intolérance pour les autres, indulgence et mauvaise foi pour soi-même : voilà certainement un des traits de la perversion narcissique. On verra plus tard qu'il en sera toujours ainsi, cela fait partie de la sur-dimension de l'ego et de la très haute estime qu'il a de lui-même. Ainsi, mon arrière grand-mère ayant désobéi à ses parents, elle ne faisait que mériter ce qui lui arrivait, pensait-il.  Mon grand-père fut placé à l’assistance publique à ce moment-là, puis entama sa vie professionnelle très jeune dans la Marine, à Toulon, comme mousse et finit sa carrière dans un autre service de la fonction publique, la gendarmerie je crois.

 

Mes grands-parents paternels se rencontrèrent autour de la IIè guerre mondiale, mon grand-père travaillant dans la Marine vers Toulon, là où habitait la famille de ma grand-mère. Ils se marièrent et ils eurent deux enfants : ma tante Josiane, l'aînée, et donc mon père, enfant chétif qui fut placé très tôt dans un corset, destiné à remettre en place des problèmes de squelette et de dos. Cet enfant dû très tôt développer une relation très particulière avec sa mère, quasiment fusionnelle voire même incestuelle, car clairement sa mère était la femme de sa vie, la seule qui comptât vraiment et qu'il paraît de toutes les qualités. Il faisait toujours tout pour lui plaire et on sentait que le cordon n'avait jamais été coupé. C'était comme si ma grand-mère avait été la femme idéale de mon père, et comme si mon père était l'homme idéal pour ma grand-mère... D'ailleurs, mes grands-parents ne s'entendaient pas : depuis aussi loin que je me souvienne, je les ai toujours vus se disputer, surtout ma grand-mère rejetant mon grand-père, qui faisaient des tentatives maladroites pour se rapprocher d'elle. Ils faisaient chambre à part , et certainement ne restaient ensemble que parce que divorcer, à leur époque, cela ne se faisait pas, et qu'ils avaient tout acheté en commun. Je pense que ma grand-mère a établi une relation malsaine avec mon père enfant dès tout petit, lui faisant prendre la place d'un mari qu'elle rejettait, et que ce petit enfant a toujours grandi en prenant cette place qui n'était pas la sienne, et en se constituant une fausse personnalité (le fameux "masque social" qu'il portera ensuite toute sa vie avec l'extérieur) qui correspondait aux désirs et souhaits de la mère, sans jamais pouvoir montrer son vrai visage, et que ceci est à l'origine d'une bonne partie de la perversion narcissique. Les psychologues pourraient se pencher sur cette idée. En tout cas, le cordon entre mon père et sa mère ne fut jamais coupé, il l'idolâtrat toujours , et à l'inverse, détestait son père, en partie car celui-ci l'avait lui-même frappé et rabaissé, humilié étant petit, mais aussi je pense car il était tellement lié à sa mère, qu'il la suivait dans sa propre haine et son propre dégoût de son mari ... Toujours est-il que cette famille si peu idyllique vécu longtemps dans le Sud de la France, près de Toulon, où mon père, ma soeur et moi sommes nés. Mon père rentra à son tour dans la Marine assez jeune, vers 16 ans, ce qui lui permit de voyager et de rencontrer ma mère. Quand à mes grands-parents, ils décidèrent à la retraite de mon grand-père de partir vivre en Bretagne, à Lanester, petite ville à côté de Lorient, sur la côte du Morbihan.

 

 

 

 

Mon père n’aima jamais vraiment ma mère, ne nous aima jamais non plus, ma sœur et moi, et je n’ai pas peur de dire que je pense qu’en fait, de sa vie , il n’aima jamais vraiment personne (bien qu'il idéalisait complètement sa mère). Tout simplement car de l’amour vrai, il n’en avait jamais reçu. Ce qu’il appelait « amour » n’était en fait qu’un mélange d’ attentes et de besoins , les plus souvent puériles et tyranniques, qu’il projetait principalement sur les gens qu’il pensait le plus devoir les satisfaire : sa femme et ses enfants.

 

 

 

Sa personnalité était profondément malfaisante, résultat d’une enfance passée sous le règne de l’incompréhension, de la morale, de l’obéissance, des coups et de l’avilissement. Violence éducative malheureusement si ordinaire. Afin d’être aimé en tant que fils, il a définitivement nié son véritable être pour répondre aux désirs de ses parents, et tout particulièrement de sa mère. Mais il s’est bien vengé, oui, sur nous : au monde extérieur il présentait une façade souriante, affable, charmante et irréprochable ; mais une fois la porte de la maison fermée, se présentait le véritable tyran, violent , injuste, manipulateur, sadique, égocentrique, fou, complètement enfermé dans ses idées, dans son narcissisme. Je revois encore ses yeux injectés de sang et de violence, exorbités, lorsqu’il s’énervait. C'est presque s'il en avait la bave aux lèvres. J’eus plusieurs fois peur qu’il me tue, ou qu'il me frappe tellement qu'il me blesse vraiment profondément. Et je peux d’ailleurs dire qu’il a réellement tenté de me tuer, psychiquement.

 

 

 

Un tel être ne peut pas aimer vraiment, il ne peut que projeter ses besoins viciés, conséquences des maltraitances subies dans son enfance, sur autrui. Et c’est exactement ce qu’il a fait, en commençant par ma mère, qui elle-même était affaiblie psychologiquement par les sévices subis dans son enfance et non reconnus par sa famille. On dit que les animaux prédateurs sentent les proies les plus faibles d'un troupeau. Je suis sûre qu’il en est de même chez les « prédateurs » humains, ceux qui recherchent des « proies » pour projeter sur eux leur inconscient malade. Mon père, doté d’une solide intuition, a donc dû « flairer » la faiblesse et l'aveuglement de ma mère. Il ne s’est jamais ici s’agit d’amour : il a projeté sur elle son désir d’une famille, pour répondre aux attentes de ses parents et de la société (« Tu dois former une famille ! C’est l’ordre des choses ! »), son désir également d'avoir une descendance, une projection de lui dans l'avenir, son désir d’avoir une femme , pour ne pas vivre dans la solitude du célibat, et pouvoir assouvir "quelque peu" ses désirs sexuels. Ah, et j’oublie un désir fondamental : celui d’alimenter son orgueil et son image de soi-même pour se sentir meilleur que les autres et du coup justifier tous ses agissements, car ma mère jeune était jolie et sexy. Cela lui permettait sûrement de "pavaner" (sans jamais le montrer, mais intérieurement, pour soi) et de s'enorgueillir . Lorsque, une fois mariée, ma mère lui a demandé pourquoi il s’ était marié avec elle, espérant sans doute une réponse romantique qui aurait pu lui laisser croire qu’elle était aimée vraiment pour elle -même, il lui a répondu en riant : « Parce que dans la Marine, on dit que ce sont les Brésiliennes les meilleures ! » Je vois d’ici son sourire, même si je n’y étais pas, pour l’avoir vu bien des fois plus tard : un sourire narquois, sarcastique, mauvais , le sourire d’un homme sadique qui jouit de voir dans les yeux de l’autre personne qu’il l’a blessée, qu'il la fait souffrir. Il savait toujours exactement où taper, psychologiquement parlant, avec un instinct psychologique qui m'a toujours impressionné, digne des plus grands prédateurs. Ceci, certainement , pour se venger inconsciemment de toutes les fois où ses propres parents l’avaient rabaissé, et où il n’avait rien pu dire. Enfin, quelqu’un de plus faible que moi et qui est lié à moi par des liens indéfectibles (ou tout du moins le croyait-il ) et sur lequel la société me donne, tacitement, un pouvoir (oui, car mon père fait partie de cette tranche de la population qui considère l’homme comme le chef de la famille et a donc, de fait, pouvoir sur sa femme et ses enfants, et comme c’est encore le mode de pensée d’une bonne partie des gens dans la société…). Bref, tout à fait la situation du petit enfant face à ses parents, mais cette fois-ci inversée : enfin, c’est lui qui avait le pouvoir sur un être qui avait besoin de lui. Car bien sûr, il allait rendre ma mère dépendante de lui, ne pas laissant pas travailler par exemple, tout comme il le fit ensuite avec nous, et ce qui est sûrement une tactique de nombreux PN : s'assurer que sa proie ne s'autonomise pas, afin d'avoir d'autant plus de contrôle sur elle.

 

A suivre ...

 

Le Cri du Coeur - Mon père est un pervers narcissique, par Laurence Bernardi

 

" ... Et la vérité vous libèrera. " Jn 8-32

 

 

CHAPITRE II : Le prédateur et sa proie

 

 

 

- "Les pervers narcissiques sont ceux qui profitent de la vulnérabilité de la victime [d'inceste] pour asseoir leur pouvoir sur elle." Isabelle Aubry, extrait de "Comment j'ai surmonté l'inceste". Isabelle a été victime d'inceste de la part de son père pendant des années.

 

9         Le profil des victimes

 

 

 

Le pervers recherche souvent une personnalité maternelle, aimante, dévouée, parce que le pervers a besoin d’être aimé, admiré (même si a contrario, il est incapable d’aimer) et d’une personne qui soit à son service.

 

 

 

Ils choisissent le plus souvent leurs victimes parmi des personnes pleines d'énergie et ayant goût à la vie, qu’ils vampirisent et dévitalisent ensuite. Ils aiment les partenaire qui veulent vraiment, sincèrement consoler, réparer. Il choisira, en général, des personnes plutôt honnêtes et sincères. Ils choisiront aussi des personnes fragiles, trop gentilles, trop naïves, soumises ou border line, avec lesquelles la relation de dépendant s’établit plus rapidement.

 

 

 

Il recherchera aussi une personne sans trop d’esprit critique, faisant en sorte alors d’annihiler, en elle, tout esprit critique.

 

 

 

La victime, en choisissant le pervers, elle, recherche souvent une personne très forte, très charismatique, qui les rassure et c’est l’image que justement le pervers donne de lui.

 

 

 

 

 

Les pervers vivent et se nourrissent de l’espoir que la victime place, naïvement ou désespérément, dans le pervers aimé ou en quelque chose (dans une promesse fallacieuse …) que le pervers fait « miroiter » en permanence devant leur victime (et dont il vont se faire le représentant).

 

 

 

 

 

Parfois, on est étonné que, malgré toutes les preuves, malgré l’évidence des faits, les victimes, pourtant malheureuses, ne quittent pas leur bourreau. Mais chez la victime se mêlent aussi orgueil, fierté, aveuglement, entêtement, dissonance cognitive, refus de la réalité. Admettre la réalité serait trop douloureuse, trop insoutenable, trop insupportable, alors que l’investissement affectif, dans le conjoint ou le partenaire, a été si important et qu’il a tant à perdre (en particulier ses illusions). Et il est très difficile d’admettre qu’on est trompé à ce point. De plus, on est inconsciemment effrayé par l’inconnu et le risque de la perte immense que constituerait une totale remise en cause de ses certitudes. Elles préfèreront  alors croire en leur compagnon pervers, ne pas écouter et rejeter toutes mouches du coches, tous cassandres dérangeants, tous bons samaritains, qui chercheraient à l’aider et à leur ouvrir les yeux. Il y a souvent chez elle, un amour fier, fanatique et aveugle (voire délirant), pour leur compagnon ou leur enfant pervers.  Le plus souvent aussi, par orgueil, elles ne veulent pas se reconnaître comme victime, car elles pensent ou espèrent toujours contrôler la situation (du moins c’est que le pervers lui laisse croire, alors que c’est toujours lui qui est le vrai marionnettiste, tirant les bonnes ficelles).

 

 

 

Sinon, sans toujours le savoir (ou ne voulant pas le savoir), elles élèvent, protègent, en leur sein un « serpent venimeux », éventuelle objet de toutes les projections narcissiques et de tous leurs rêves.

 

 

 

Certaines victimes, vivant pourtant une réelle souffrance (et semblant s’habituer ou ne pas voir cette souffrance), restent aveugles pendant longtemps.

 

 

 

Certaines semblent se raccrocher à leur partenaire pervers, comme un noyé se raccrochant à une lame de rasoir aiguisée, en plein milieu d’une mer déchaînée, pour tenter de se sauver.

 

 

 

Certains psychanalystes considèrent souvent les victimes d'une agression perverse comme secrètement complice de leur bourreau en instaurant ou favorisant une relation sadomasochiste, source de jouissance pour le pervers (la victime espère ainsi le contenter, pour mieux se faire accepter par lui !). Et là, nous sommes dans la relation psychopathologique.

 

 

 

Et il peut perdurer des relations complexes entre le pervers et sa victime. Certaines victimes semblent souffrir d’un manque de confiance en soi pathologique, acceptant alors souvent facilement dès le départ leur soumission, et de ce fait, se transformant (et acceptant de se transformer) très rapidement en victimes potentielles, plus ou moins consentantes.

 

 

 

 

 

 

 

Mais la plupart des victimes ne sont pas nécessairement masochistes.

 

Ce qui différencie les victimes de pervers, des masochistes, c'est que lorsque, au prix d'un immense effort, elles parviennent à se séparer, elles ressentent une immense libération, parce que la souffrance en tant que telle ne les intéresse pas.

 

 

 

9.1      Profil des conjoints des pervers  narcissiques

 

 

 

Souvent, elles ont été maltraitées - physiquement ou sexuellement - durant leur enfance par des partenaires préalables. Elles sont par conséquent beaucoup plus vulnérables.

 

On remarque que ces épouses se retrouvent un peu dans la même situation que celles des femmes battues. Elles subissent graduellement un lavage de cerveau, d’autant plus facilement qu’elles-mêmes sont souvent à la recherche d’un compagnon qui puisse les structurer. Elles peuvent même trouver excitant le côté sombre de leur partenaire. Elles peuvent être au courant de ses antécédents (problèmes de mœurs, prison, mauvaises actions racontées à l’envie par le pervers à son partenaire etc.) et pourtant tout lui pardonner.

 

 

 

Certaines restent avec leur mari, bien qu’elles souffrent, pour les enfants. Beaucoup d’entre elles, ont peur pour leur avenir, pour celui de leurs enfants, et pour leur sécurité matérielle. Beaucoup sont dépendantes de leur mari. Ce sont raisons pour lesquelles, elles préfèrent et se contentent du statut quo ou d’un « bonheur au rabais ».

 

Les pervers narcissiques mariés ont tendance à avoir des épouses soumises, qui ne s'affirment pas, ne posent pas de questions et qui ont sans doute peur de perdre leur "homme". Devant des événements pourtant troublants, elles ne se posent aucune question. Leur relation avec leur mari est loin d'être parfaite, mais elles s'en contentent. Elles espèrent toujours se tromper sur son compte.

 

 

 

Elles ne reviennent à la réalité que lorsqu’elles quittent le giron machiavélique dans lequel elles se trouvaient avec leur compagnon. Lorsque tout s’arrête pour elle, le monde dans lequel elles étaient endoctrinées s’écroule peu à peu.

 

 

 

Lorsque l'on découvre qui est réellement leur mari, ces femmes perdent en fait beaucoup plus, leurs certitudes, … "Ces femmes ont des soupçons qu'elles ne veulent pas croire".

 

"La réalité est que le mariage est une chose très compliquée et qui doit répondre à beaucoup de besoins. Ce qui est acceptable pour une personne peut ne pas l'être pour une autre".

 

 

 

Il est possible que quelque soit l'aspect monstrueux du mari, ce dernier est capable par moment de tendresse, une tendresse toute relative dont se contentera alors l'épouse.

 

 

 

D’autres sont l’objet de menaces, de punitions, le plus souvent subtiles, voilées, dans le cadre d’une sorte de dressage.

 

 

 

 

 

 

 

Parlant des femmes des tueurs en séries _ le cas extrême _ Michèle Agrapart-Delmas, psychocriminologue, expert judiciaire auprès de la Cour d’appel de Paris, indique :

 

« Elles sont dans un rapport de soumission dans lequel elles trouvent un équilibre très précaire, pathologique. [ … ] Il y a un rapport de domination, mais en même temps elles participent et mettent la main à la pâte, ce qui révèle vraisemblablement des personnalités perverses. [ .. ] Parallèlement, elles sont soumises à un isolement de plus en plus grand, sont petit à petit retirées de leur vie sociale. Leurs partenaires leur font comprendre que "les autres ne comprendraient pas". Ces femmes sont des victimes mais des victimes partiellement consentantes ».

 

 

 

9.2      Pourquoi acceptent-elles leur sort et ne se défendent pas ?

 

 

 

Mais la plupart du temps, ces victimes ne peuvent rien faire. Elles sont souvent trop faibles pour se défendre face à leur persécuteur, trop faible pour trouver les bonnes preuves pour prouver aux autres que la personne qui les a persécutée n’est pas celle qu’elle s’évertue de paraître. Les victimes sont souvent déstabilisées par l’absence de scrupules sans limite et une capacité de mensonge jusqu’au-boutiste, de leur bourreau.

 

De plus, elles savent qu’ils sont capables de terribles vengeances. Et elles craignent leur vengeance. Il y a souvent chez elles un mélange de fascination et de peur, comme la souris devant le naja. En plus, il y a ce jeu du chat et de la souris qui leur permettent de continuer de se bercer d’illusion.

 

 

 

De plus certains pervers infligent à leurs victimes, des coups moraux si terribles, que leur victimes mettent, pour la plupart, beaucoup de temps à s’en remettre. Certaines ne s’en remettent d’ailleurs jamais et peuvent se suicider. Elles se représentent bien souvent ce risque.

 

 

 

L’aveuglement de certaines victimes est aussi souvent semblable à l’aveuglement des membres d’une secte face aux agissements de la secte et de leur gourou.

 

Certains croient se défendre (se croient courageuses), sans imaginer un seul instant, à quel point l’emprise dans la quelle elles sont enfermée est puissante, et que cela requerra des efforts et un courage immense pour s’en libérer, beaucoup plus importants que ce qu’elle pourrait imaginer au départ. Il est donc alors souvent plus facile de se bercer d’illusion, pour elle, que de faire cet effort immense et libératoire.

 

 http://benjamin.lisan.free.fr/AssoLutteContreCephalee/PerversNarcissiques

 

- "3. Le pervers narcissique est souvent un hypersexuel ou asexuel ou encore une alternance des deux. Sa sexualité présente presque toujours un côté déviant. Dû au climat incestuel dans lequel il a grandi et parce qu’il n’a aucune empathie, aucun respect des limites, il peut devenir un parent incestueux et/ou être pédophile. D’une manière plus générale, il considère tout le monde comme une source de gratification narcissique potentielle lorsqu’il est dans une phase prédatrice. Comme il  s’ennuie facilement, ses demandes sont de plus en plus déviantes lorsqu’il est en couple.

Stratégie défensive : éloignez-vous et rapidement ! La victime doit s’attendre à être dénigrée, dégradée dans sa sexualité. Elle sera soit utilisée, soit ignorée. Dans ce domaine, qui touche à l’intime, le pervers narcissique fait de gros dégâts par l’instrumentalisation d’autrui qui est nié émotionnellement. Il n’hésitera pas à mentir sur la sexualité de la victime pour l’humilier. [...]

 

17. La séduction est l’arme fatale des pervers narcissiques. Ce sont de beaux parleurs et ils sont souvent charmants. Cette séduction n’est jamais à double sens puisqu’il n’est jamais sous le charme de sa victime. Il a un objectif en tête et c’est pour cela qu’il aborde puis séduit et enfin dépouille la cible. Ceci, sans le moindre sentiment, le moindre état d’âme. La victime, elle, est totalement prise dans les filets de cet individu. Elle est comme hypnotisée et ne voit que du feu jusqu’à ce que le masque tombe. Il utilise la séduction tout au long de la relation pour empêcher la victime de partir tant qu’il en a besoin. Cette séduction est un venin à distillation lente mais sûre, qui met beaucoup de temps à être éliminé par l’organisme hôte.

Stratégie défensive : méfiez-vous de tout ce qui brille. Si c’est trop beau pour être vrai, c’est que c’est

faux ! Si vous êtes déjà en relation avec le pervers narcissique, sachez reconnaître les phases de « bombardement d’amour » quand elles se présentent.

 

18. Il se présente comme « l’âme sœur » : tel un chevalier sur son cheval blanc, il semble correspondre à l’idéal de sa victime. Il partage les mêmes valeurs, les mêmes objectifs de vie, la même philosophie, les mêmes goûts. Il est admiratif de tout ce que sa cible fait, il aime son intelligence, sa vivacité d’esprit, son ambition, son honnêteté et sa sincérité. Il propose rapidement le mariage. Il semble serviable, généreux, digne de confiance. Mais tout ceci est en fait FAUX ! Juste après avoir vu l’engagement de sa victime dans la relation, le pervers narcissique tombe le masque et là, le chevalier blanc se métamorphose en un vilain crapaud.

 

Stratégie défensive : faites-vous aider, suivez une thérapie s’il le faut. Lisez encore et encore sur ce trouble de la personnalité, ça vous aidera à répondre à la question lancinante « pourquoi moi ? ». Renoncez à avoir des explications de la part de votre bourreau.

 

Ne lui montrez sous aucun prétexte la peine que vous ressentez car c’est ce qu’il veut voir ! C’est un sadique qui voit sa pleine puissance dans votre détresse. "

 Extraits du site Conscience et Eveil spirituel . Article : 20 traits de caractère d'un pervers narcissique et comment s'en éloigner

 

 

Ma mère, Hilda Pinheiro, a toujours été malheureusement trop aveuglée par le déni et le refoulement pour pouvoir se rendre compte de tout ça : aînée d’une famille brésilienne de 7 ou 8 enfants, elle subit des attouchements sexuels de la part de son propre père dès son plus jeune âge et ce, jusqu’à ce qu’elle ait eu le courage de s’enfuir chez sa grand-mère, à 12 ans, en laissant un mot pour sa mère.Ce jour-là, alors qu'elle était dans la cuisine, son père, Olavo De Castro, essaya de devenir plus pressant et tenta de lui toucher les seins. Ma mère du se défendre avec un couteau ! Puis elle s'enfuit chez la mère de sa mère. Sa mère qui, lorsque Hilda lui avait enfin révélé les assauts de son père vers l'âge de 7 ans, avait tourné la tête de l’autre côté, sans rien dire, refusant d'écouter ou d'aider sa fille. Elle l'avait laissée seule, sans appuis. De cette femme, froide , hautaine et sans cœur (souffrant d’ailleurs d’une maladie du cœur, comme quoi, il n'y a pas de hasard…), ma mère a toujours attendu des gestes d’amour , en vain. Ma grand-mère brésilienne Lemyrte Pinheiro ne sait pas donner d’amour, elle ne sait donner que de l’argent pour demander des comptes après. Cette femme intensément mauvaise n’avait jamais protégés ses enfants des perversités de son mari, et pour cause : il était beau, elle se trouvait laide, il était donc pour elle comme un cadeau du ciel (quand tout ce qui intéressait mon grand-père était sans aucun doute son argent, il était issu d'une famille bien plus pauvre) et elle préférait sacrifier le bien-être de ses enfants à sa propre commodité, bien sûr… Résultat : ses deux filles aînées, victimes toutes deux (au moins) de sévices sexuels de la part de leur père, et d'une inaction coupable de la part de leur mère, souffrirent de troubles mentaux graves, conséquences de ces maltraitances.

 

 

 

 

 

Ma mère était une personne au caractère faible, au tempérament soumis, profondément immature, dans une quête éperdue d‘amour et de reconnaissance. Une femme-enfant, vivant dans un univers féerique, dans l'illusion de l'enfance pour ne pas affronter la dureté de la vie, ses yeux embués cachés derrière d'épaisses lunettes. L'inceste et le manque de reconnaissance de la part de la famille amènent de lourdes conséquences sur la vie psychique des victimes, je le sais aujourd'hui pour avoir beaucoup étudié la question. Par exemple, elles ne savent pas dire non, pas reconnaître le danger... Elles souffrent parfois de dissociation, ou comme ma mère, d'hallucinations... Elle n‘a jamais appris à se donner ce qui lui manquait tellement, au niveau affectif et du coup le recherchait à l‘extérieur. Très rapidement, mon père la manipula, l’amenant puis l’enfermant dans son propre univers, l’habillant comme cela lui plaisait (ce qu’il fit avec nous également) ( à mon avis, un trait qui se retrouve souvent dans les rapports du PN avec sa victime, il la considère comme un objet, une sorte de "poupée"), la dominant psychologiquement sans même qu‘elle s’en rende compte ( et de toute façon, ce dont elle eu conscience, elle l’accepta, dans sa faiblesse). Les femmes étaient pour lui une peur et une menace, au même temps qu’un objet de mépris.

 Pour être tout à fait honnête avec ma mère, je dois aussi dire que c'est aussi une personne bien plus douce, bien plus humaine, bien plus compréhensive que mon père . Elle n'était pas mauvaise et haineuse comme lui, loin de là . Elle n'est pas aussi coupée de la réalité que lui, est capable de se remettre en question. Bien plus "normale", en somme.  Elle est plus joyeuse, plus ouverte, plus vraie, plus elle-même. Lorsque je la rencontrai, je fus même très surprise ! Comment deux êtres aussi différents avaient-ils pu se marier ? La phase de séduction de mon père avait dû être bien menée, car ils étaient quasiment des opposés ... Mais malheureusement les maltraitances subies dans l' enfance d'Hilda ne lui donnèrent pas les armes pour se défendre et se protéger dans la vie d'adulte, ni nous protéger nous ses enfants. La gentillesse, la douceur, le sacrifice dont elle dû faire preuve ne faisait pas le poids face à la destructivité et la méchanceté  de mon père, bien au contraire . Les PN détestent et méprisent ce genre de qualités, qui sont pour eux des faiblesses, et c'est vrai qu'elles le sont, face à eux. Ce n'est pas ce dont il faut faire preuve si on veut s'en sortir ... Mais les capacités de solidité, de ténacité, d'auto-protection et de confiance en soi qui sont nécessaires, Hilda n'arriva pas à les trouver en elle ... Elle se fit largement écraser, sans arriver à se révolter, et pour ma propre histoire personnelle et mon vécu enfantin, c'est bien ça qui a le plus compté ...

 

 

Mes parents se rencontrèrent car mon père était allé avec la Marine française au Brésil, à Fortaleza, ville d’origine de ma mère. L’université de cette dernière décida de leur faire visiter ce navire de la flotte française… Malheureusement…

 

 

 

Ma mère me raconta , bien des années plus tard, cette première rencontre : elle me dit, avec un visage béat et rempli d’illusions , qui m'a laissé un goût très amer (car il me fit comprendre illico que ma mère était encore subjuguée par mon père après toutes ces années, qu'elle était encore sous le charme de la séduction du pervers narcissique) (elle n’a jamais regardé en face qui était réellement Christian Bernardi et lui a toujours trouvé des excuses), avoir senti un regard dans son dos, s’être retournée et avoir vu les yeux de mon père sur elle. Ce fameux regard du prédateur sur sa proie, mais ça, elle ne l’a pas réalisé, et peut-être toujours pas au moment où j'écris ces lignes. On voyait qu'il l'avait hypnotisé dès le départ . Ils s'écrirent et se fréquentèrent, de loin forcèment, pendant trois ans. Puis il la demanda en mariage . Ma mère hésitait : finalement, c'était un homme qu'elle connaissait peu, et de loin, et elle ne connaissait pas la France, ni la famille Bernardi. Elle aurait aimé venir en France et y passer six mois avant de se décider. Mais lorsqu'elle parla de cette idée à sa mère, celle-ci lui rétorqua qu "elle n'accepterait jamais que sa fille parte vivre avec un homme sans être mariée avec lui ! Et qu'allaient penser les voisins ? ".

 

 

 

Il est à noter qu'ainsi, cette femme, par insensibilité, dureté de coeur, et visiblement donnant plus d'importance à l'avis des voisins qu'à la vie de sa fille, était en train de la condamner à se marier avec quelqu'un qu'elle connaissait peu, à partir dans un pays et une famille qu'elle ne connaissait pas. Mais peu importait : la seule chose qui semblait compter à ses yeux, c'était bien " ce qu'allaient penser les voisins"...

 

 

 

Sur ces entrefaits, mon père arriva au Brésil. Avec tous les papiers pour se marier. Ma mère, qui n'avait pas encore dit oui et qui hésitait, en resta sans voix, littéralement : elle devint aphone. Elle se dit que si elle refusait ou hésitait alors que Christian avait l'air si décidé, il risquait de ne plus vouloir, après ... Elle accepta donc ce mariage, poussée par les circonstances, sans y être vraiment prête, et qui fut prononcé par un évêque ( je ne sais plus pour qu'elle raison, mais mon père, toujours très vaniteux, s'en est vanté régulièrement pendant des années, d'avoir eu cet honneur ...). Puis mes parents rentrèrent en France , mariés. Et il est à noter ici un autre aspect, à la fois de la perversion narcissique, le sommet de l'égoïsme, et du machisme ordinaire qui gangrène nos sociétés depuis des siècles : c'était à ma mère, la femme, de tout quitter : sa famille et son pays, ses amis et ses habitudes. Pas à mon père. Cette inégalité flagrante qui eut lieu dès le début de leur mariage, n'était que l'inauguration d'une longue liste de mauvais traitements qu'allait lui faire vivre mon père : ma mère allait tout y laisser : son intégrité psychique et sexuelle, et jusqu'à ses deux filles ...

 

Je suis sûre et certaine à l'heure d'aujourd'hui que mon père maltraita ma mère durant la période de leur mariage, au moins sur les plans psychique et sexuel. Bien sûr, j'étais trop petite à l'époque où mes parents étaient encore ensemble, pour m'en rendre compte. Mais j'ai pu reconstruire petit à petit les trous qu'il y avait dans mon histoire, notamment en observant et en comprenant comment mon père se comporta pendant des années avec ma soeur et moi, dans le cadre de la "cellule" familiale, puis en lisant à travers les lignes de ce que me raconta ma mère, lorsque je la rencontrais, bien des années plus tard... Celle-ci n'a malheureusement jamais réussi à voir la vérité de Christian Bernardi en face : elle est restée aveuglée par la fausse image idéale que lui a projeté le pervers narcissique lors de leur rencontre et de sa phase de séduction, et n'a pas compris, quand il changeait de visage ... Elle n'a pas percé le manipulateur à jour, comme moi, le masque n'est pas tombé, elle l'idéalise toujours et lui trouve des excuses ... Cependant son discours était paradoxal, et elle me raconta des comportements étranges qui étaient loin d'être ceux d'un gentleman idyllique, et qui par contre sont bien ceux du manipulateur tyrannique et destructeur, du pervers narcissique, le vrai Christian Bernardi que je connais si bien... Mais dans l'esprit de ma pauvre mère, aveuglé par les mécanismes du déni et du refoulement mis en place dans son enfance suite aux maltraitances subies, les liens ne se sont pas faits ... Je rappelle ici que les victimes d'inceste sont souvent des personnes qui ont une mauvais image d'elle-même, qui ne savent pas voir le danger, qui ne savent pas dire non ... Toutes choses parfaites pour mon père .

 

Ma mère était encore vierge lorsqu'elle rencontra mon père, il fut son premier homme. Or les pervers narcissiques ("pervers" ...) ont souvent une sexualité déviante et très forte (elle leur permet certainement d'extérioriser leur tension intérieure permanente). De plus, cela touche à une intimité profonde chez l'autre personne, et donc ils se servent souvent de la sexualité comme arme, afin de détruire leurs victimes encore plus profondèment. N'oublions pas que les pervers narcissiques sont des fous psychotiques qui cherchent à vous détruire intérieurement, au niveau de votre personnalité, afin de vous réduire à l'état de leur objet, leur "poupée", et notamment aussi, leur "miroir" ...Quoi de mieux, alors, pour y arriver, en effet, que de vous rabaisser dans votre sexualité, en vous utilisant pour satisfaire leurs pulsions, en vous forçant à faire des choses que vous ne vouliez pas, en vous rabaissant ... La sexualité est certainement une de leurs armes les plus importantes, dans le cadre des relations amoureuses avec eux, afin de vous briser profondèment, soyez attentifs ...

 

Ainsi ma mère me raconta un beau jour, sans trop me prévenir, lorsque je la rencontrais étant devenue adulte, que mon père "avait envie trois fois par jour... matin, midi et soir... et qu'il revenait même du travail le midi exprès pour ça !" Ma mère était en train de se lâcher, sur moi sa fille, à propos de ses problèmes sexuels avec mon père ! ...Passée la gêne que j'éprouvais à imaginer la sexualité de mes parents (ce qui gêne toujours les enfants, et c'est normal ... là aussi ma mère transgressait certaines règles qui limitent les relations parents-enfants ... La frontière n'était pas toujours très nette chez elle non plus.), je me suis mise à écouter quand même son discours avec attention, car je sentais qu'il allait y avoir des choses importantes à en tirer pour comprendre mon histoire, et que j'étais déjà assez adulte et assez forte pour supporter l'intensité de son discours... Ainsi donc ma mère m'apprit aussi ce jour-là que "Christian" voulait toujours la prendre "par derrière"... Entendez : la sodomiser ... Et je comprenais, dans son discours, dans sa façon de le dire, que elle, n'en avait pas envie, mais qu'elle le laissait faire quand même... Je sentais dans son discours toute la soumission, tout l'aveuglement dont elle avait dû faire preuve dans sa relation avec lui, sans même s'en rendre compte sans doute ... C'était le discours de la victime qui ne comprenait toujours pas ce qui lui était arrivé.  Elle me disait toujours "Il voulait... Il voulait ...", en ayant l'air choquée et surprise, même des années après. Mais il n'y avait pas de "moi , je voulais..." ou "Je ne voulais pas...", ou encore moins "une fois, j'ai refusé..." Elle s'était laissé faire, forcée ou manipulée, au moins psychologiquement par mon père, n'ayant probablement qu'une idée confuse de ce qu'est une sexualité saine, suite à sa propre histoire, et ne sachant pas dire non ... Pauvre maman, femme cherchant à se protéger de la dureté du monde dans un univers féerique d'enfant,  victime aveugle d'un faux prince charmant, n'arrivant pas à faire le lien entre l'image si belle et l'envers du décor si affreux...

 

Dans le genre qui met aussi la puce à l'oreille, ma mère me raconta également cette anecdote étrange : elle me dit que souvent, mon père se levait en pleine nuit, lorsqu'il pensait qu'elle dormait, et sortait de la maison, parfois pendant longtemps... Et que lorsqu'il revenait, il se lavait entièrement (et quand vous connaîtrez la conception de l'hygiène corporelle de mon père, vous serez encore plus surpris...) avant de se recoucher ... Bizarre, étrange ... Qu'allait donc faire Christian Bernardi pendant ses petites escapades nocturnes (qui avaient lieu aussi lorsqu'il vivait juste avec ma soeur et moi, sous couvert de travail pour les Douanes de Lorient ) ? Ma mère n'en sait rien, mais moi, j'ai ma petite idée sur la question ... : je pense que mon père allait voir des prostitués ... Hommes ou femmes, je n'en sais rien, mais je sais que trop souvent les mots "prostitué", "pute", ou "faire le trottoir", sont revenus dans la bouche de mon père pour qu'il n'ait pas un rapport profond avec ça... Je pense que cet univers le fascinait, vendre son corps pour de l'argent, c'est tout à fait quelque chose qui peut parler à un pervers narcissique, qui considère les autres comme des objets de toute façon ... Dans cet univers-là, au moins, c'était officiel : il pouvait considérer les autres comme des objets sur qui il pouvait décharger ses pulsions, à la seule condition qu'il paie... C'était pour lui le sommet du mépris, et lorsque bien des années plus tard dans ses accès de haine et de colère, il me disait que "je ferai le trottoir plus tard", en fait pour lui il m'envoyait dans le plus sombre de ses enfers... Heureusement, je ne lui ai jamais donné raison et n'ai jamais eu besoin de faire ça, j'ai donc rompu la malédiction paternelle, encore une victoire sur la méchanceté et la destruction des pervers narcissiques, qui si ils détruisent beaucoup n'arrivent pas toujours à leurs fins, loin de là, surtout à partir du moment où la victime ouvre les yeux... Toujours est-il donc que mon père faisait régulièrement de mystérieuses escapades nocturnes, dont peut-être je ne saurai jamais exactement la teneur : les pervers narcissiques ont souvent des "doubles vies", des pans entiers cachés de leur intimité, ils aiment et alimentent le secret dont ils s'entourent car cela leur permet de multiplier le nombre de victimes et de méfaits, en compartimentant si bien les différents aspects de leur vie que jamais les différentes personnes concernées ne se rencontrent... Ainsi en est-il de ces démons malfaisants. Prudence donc envers celui ou celle qui fait si souvent des cachotteries de si grande envergure : quelle est donc cette partie de sa vie qu'il essaie tant de vous cacher ? ...

 

 

Je suis donc persuadée que mon père maltraita, avilit ma mère sur le plan sexuel pendant le temps de leur mariage ... Je le déduis non seulement de tout ce qu'elle m'a dit, mais aussi de tout ce que je vécus moi-même avec mon père pendant les années de mon enfance et de mon adolescence (il se comporta envers moi et ma soeur de façon incestuelle, nous faisant tenir le rôle de notre mère, et se montrait donc envers nous et particulièrement moi, l'aînée, jaloux, possessif, castrateur et  mysogine), de tout ce que je l'ai vu faire et dire, pendant des années, et de tout ce que j'ai pu comprendre de sa psychologie. Je sais aussi que toutes les personnes qui n'ont pas vu ou senti comme moi le double (et surtout le vrai) visage de Christian Bernardi, ne pourraient pas me croire. Il a l'air tellement gentil sous son masque extérieur, tellement affable... Vraiment, on lui donnerai le bon Dieu sans confession, on le pare de toutes les qualités... Même les gens de sa propre famille ne me croiraient pas, surtout eux d'ailleurs je crois, car ils n'accepteraient pas la remise en question profonde de la famille que cela engendrerait, tellement le piège est bien ficelé, tellement il paraît éloigné de ce personnage-là que eux, n'ont jamais vu, mais moi si , et je l'ai subi pendant des années ...

 

Mais le manque d'égard de mon père envers ma mère ne s'arrêta pas au plan sexuel, loin de là : le principal objectif du pervers narcissique, c'est de vous rabaisser, vous détruire intérieurement, détruire votre personnalité et toute confiance en vous afin de vous réduire à être son objet, sa poupée, sa marionnette. Il veut que vous soyez à lui corps et âme, il veut vous déposséder de votre être véritable, et même encore comme ça, il cherchera à vous détruire, vous anéantir, jusqu'à ce que vous ne soyez plus qu'un miroir de lui-même, sans aucune velléité de fuite ou de rébellion (si vous ne vous êtes pas suicidé, avez sombré dans la folie ou vous êtes enfui avant...) . Un assassinat intérieur, sans cadavre visible... Le pervers narcissique DETESTE, HAIT les autres êtres humains, et par contre se considère comme au-dessus, largement meilleur que les autres. Il se sent au-dessus de ces "imbéciles", et ne se remet jamais en question. Il pense donc que son goût est le seul qui vale la peine, que son avis est le seul qui soit le bon ... Le summum de l'égo. Ainsi, là où ces malades frappent le plus et font le plus de dégâts, c'est sur le plan psychologique. Ainsi mon père isola ma mère, ne la laissant pas sortir, il ne l'"autorisa" pas à travailler, arguant que "les petites avaient besoin d'elle à la maison" et que "on verrait ça quand elles rentreront à l'école..." Mais moi je sais bien que Christian ne l'aurait jamais laissé travailler et avoir une vie en-dehors de la maison, il se la gardait bien au chaud pour lui seul ... Le pervers narcissique projette ses goûts sur vous, et là où j'ai pu le plus en prendre conscience, c'est que c'était mon père qui choisissait mes habits et décidait comment je devais m'habiller ... Je devais être sa "vitrine" sociale. Et d'ailleurs lorsque je commençais, bien plus tard, à acheter mes propres habits et à m'habiller comme je le voulais, il rentrait dans des colères noires, me faisait des scènes terribles, me disant que j'étais ridicule, que je m'habillais comme une pute, que je lui faisais honte ... Mais surtout je ne m'habillais pas à SON goût, et ça il ne l'acceptait pas. Et ainsi en alla-t-il de ma mère avant moi, qui me raconta que Christian lui choisissait et la forçait à porter des habits qu'elle n'aimait pas ... Je suis persuadée là aussi que c'est une caractéristique qu'on retrouve chez de nombreux PN, tant ça a été quelque chose qui a marqué toute ma vie avec lui ... Une poupée, je vous dis. Et le pire dans tout ça, c'est que je suis convaincue également que mon père blessait ma mère régulièrement, sur le plan psychologique, à l'aide de petites phrases assassines et d'attitudes bien méprisantes, comme celle que j'ai relaté dans le chapitre précédent, lorsqu'elle lui avait demandé pourquoi il l'avait choisi ... Mon père était tout à fait expert dans ce genre de blessures, il y prenait un plaisir clairement sadique et c'était une de ses armes favorites pour asseoir sa domination sur sa victime... Il nous l'a fait subir pendant des années, à ma soeur et à moi , et je ne doute pas qu'en fouillant bien dans sa mémoire et en soulevant le voile du déni qui existe dans son esprit, ma mère ne trouve des tonnes d'autres exemples du même acabit ou pire ...

 

Ainsi après les crimes vécus dans son enfance, ma mère était en train de s'enfermer dans un autre piège, que ses oeillères inconscientes ne lui permettaient pas de voir ... Telle une plante carnivore, mon père après l'avoir attirée avec un aspect rutilant, était en train de la dévorer toute crue...

 

A suivre ...

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